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 Robyn S. Hollow

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Robyn S. Hollow

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MessageSujet: Robyn S. Hollow   Jeu 23 Juil - 15:13

Robyn Sephir Hollow
feat Elisha Cuthbert




« On dit que l'habit ne fait pas le moine... Allez expliquer ça à mes collègues, ils sont un peu durs de la feuille»






Qui suis-je ?
    Nom : Hollow
    Prénom(s) : Robyn, Sephir
    Surnom(s) : Ses collègues l’appellent Hollow et elle ne fréquente presque que ses collègues. Certains camarades de l’école de police se sont jadis hasardé à la surnommer « Low » histoire de la rabaisser, mais la jeune femme leur a rapidement fait passer l’envie d’utiliser ce sobriquet.
    Âge : 25 ans
    Date de naissance : 6 juin 1957
    Lieu de naissance : Oxford
    Nationalité : Britannique



Qui se cache derrière l'écran ?
    Prénom / Pseudo : EpoK
    Âge & Provenance: 18 ans, vit en Région Parisienne.
    Fréquence de connexion : Plus d’une fois par semaine en temps normal.
    Code du Règlement : See !
    Comment avez-vous découvert le forum ? Je naviguais de–ci de-là et d’annuaires en annuaires, quand je vous ai trouvé. Sur Best RPG je crois, si on veut de la précision ^^
    Commentaire(s) : Je suis fan :p Ca suffit ?


Dernière édition par Robyn S. Hollow le Jeu 23 Juil - 16:58, édité 1 fois
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Robyn S. Hollow

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MessageSujet: Re: Robyn S. Hollow   Jeu 23 Juil - 15:56

Maître de son destin ou pas ?

    Once upon a time, a teddybear…


Oxford, été 1963

    Maman n’avait jamais aimé l’oncle Eddy. Je m’étais toujours demandé pourquoi. Après tout, c’était son frère. D’accord, il n’était jamais là, mais quand il venait il me faisait toujours de très beaux cadeaux. C’était lui qui m’avait offert cet ours en peluche le jour de mes un an, celui sans lequel je ne pouvais plus dormir et qui me rappelait tellement ses grands yeux bleus océan, son sourire chaleureux et son bon gros rire qui ressemblait à celui du père Noël.

    Maman avait toujours détesté mon nounours. Longtemps, elle avait cherché à me le retirer. Elle avait fait semblant de le perdre, puis l’avait passé si fort à la machine lorsque je l’avais retrouvé dans la poubelle qu’il avait perdu une patte. Je l’avais recousue moi-même. Une fois elle l’avait même jeté à un chien dans le parc, et il l’avait presque réduit en charpie. Là encore, je l’avais soigné toute seule, avec du fil et une aiguille. Je m’étais beaucoup piqué les doigts et mon nounours avait fini par retrouver sa forme d’origine. A peu près. Il lui restait des « blessures de guerre » comme j’aimais à les appeler.

    C’est pourquoi, lorsqu’elle m’a réveillée cette nuit là, j’ai aussitôt pensé à une nouvelle attaque contre le nounours et je l’ai serré très fort contre moi.

    -Robyn… Robyn mon ange, réveille-toi.

    J’ai ouvert les yeux et j’ai essayé de parler, mais elle plaqué très fort sa main contre ma bouche :

    -Ma…
    -Shhhht !

    Ses doigts étaient glacés, et ses yeux étaient énormes, comme agrandis par la terreur. De grands yeux bleus océan, les mêmes que ceux de l’oncle Eddy, et les mêmes que les miens aussi. J’ai commencé à avoir peur moi aussi. Il y avait de grands bruits dans le couloir, comme si quelqu’un claquait toutes les portes une à une. Maman a jeté un regard par-dessus son épaule et m’a dit :

    -Ecoute-moi bien… tu vas te cacher, très bien te cacher, et tu ne devras sortir de ta cachette que lorsque je te le dirais, c’est bien compris ?

    J’ai secoué la tête pour me dégager de sa main. Je ne comprenais pas ce qui se passait. A six ans, on ne comprend pas grand-chose quand tout ressemble à un cauchemar.

    -Mmmmh, mais Maman…

    -Shht, tais-toi, a-t-elle supplié. Fais ce que je te…

    C’est à ce moment que la porte de ma chambre s’est ouverte à la volée et est allée cogner contre le mur. Le bruit que ça a produit était si énorme que j’ai bien cru qu’il y avait eu une explosion. C’était jusqu’à ce que j’en entende une vraie. Une seule et unique détonation. Mille fois plus bruyante que toutes les portes claquées du monde. Je n’oublierais jamais ce son. Maman s’est raidie, elle a pâlit et s’est brutalement effondrée. Sur moi.

    Un flot de sang a jaillit de son ventre et elle a hoqueté quelque chose à mon oreille que je n’ai pas compris. Une seconde et un gargouillis atroce plus tard, elle était morte et j’étais littéralement recouverte d’un liquide rouge, épais et visqueux. Il en sortait de partout. De son ventre, d’entre ses lèvres à demi ouvertes sur son dernier soupir…

    J’ai perdu connaissance.

    Quand j’ai rouvert les yeux sur ceux, vides et voilés de ma mère, ça m’a fait comme un électrochoc. J’ai violemment repoussé le cadavre qui a chu au sol avec un son mat, et j’ai bondi hors de mon lit. Il y avait toujours des bruits dans l’appartement, comme des bruits de coups, sourds et indistincts. Je me suis glissée dans le couloir, les bras serrés sur mon nounours comme s’il s’était agit d’une bouée de sauvetage et c’est là que je les ai vu.

    Ils étaient cinq. Habillés en noir, masqués et, surtout, armés. A leurs pieds, il y avait mon père. Il était gentil lui aussi, avec ses cheveux couleur d’or pâle, ses lunettes rectangulaires et ses sourires timides. Là, il était juste couvert de sang et il balbutiait des choses sans queue ni tête. Lui non plus ne comprenait pas ce qu’il se passait. En relevant les yeux, il m’a vue et il a eu l’air d’avoir encore plus peur. « Cache-toi » m’a-t-il silencieusement murmuré juste avant qu’un des types ne lui balance un méchant coup de pied dans le ventre.

    Incapable de trouver quoi faire d’autre, j’ai décidé d’obéir. Ca ne m’arrivait pas souvent, d’obéir, mais cette fois-là je l’ai fais. Il y avait un gros fauteuil de cuir noir dans le salon, à quelques centimètres de moi. A l’époque, j’aimais bien me cacher dessous en jouant à cache-cache avec l’oncle Eddy. Je me suis glissée dessous et je n’ai plus bougé.

    Ils l'ont roué de coups, jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. Alors, celui des cinq qui n'avait pas cogné, juste regardé, s'est penché vers lui et a dit:

    - Tu transmettras nos compliments à Eddy.

    Et ils sont partis.

    Ce jour là, j'ai abandonné le nounours.


    Premières pages du journal intime de Robyn S. Hollow
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Robyn S. Hollow

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MessageSujet: Re: Robyn S. Hollow   Jeu 23 Juil - 16:16

… Nowadays


Londres, février 1982

    Les clés tintèrent contre le bois de la table basse tandis que Robyn, ruisselante de sueur, se laissait étourdiment tomber dans un massif fauteuil de cuir noir. Se souvenant de son état, elle se releva d’un bond et se dirigea vers la salle de bain avec la ferme intention de prendre une douche. Courir de bon matin, c’était bon pour la santé, pas pour les meubles hérités des grand-mères fraîchement décédées.

    Abandonnant rapidement ses vêtements de sport dans son sillage, la jeune femme entra dans le bac de douche et actionna le robinet. Une eau brûlante jaillit en dégageant un épais nuage de vapeur et, à demi carbonisée, elle fut contrainte de baisser la température en vitesse. Le jet devint immédiatement glacé et elle étouffa un juron bien sentit. Elle avait beau habiter ce petit studio depuis près de deux ans, jamais elle n’en comprendrait comment fonctionnait la plomberie. L’eau y était soit trop chaude, soit trop froide, et elle gargouillait parfois dans les canalisations sans aucune raison, comme si personne ne les avait utilisé depuis un siècle et qu’elles avaient, lentement mais sûrement, commencé à rouiller.

    Si elle avait été un brin craintive, vivre dans cet immeuble sinistre l’aurait probablement terrorisée. Mais on ne venait pas aussi facilement à bout de l’entêtement de Robyn Sephyr Hollow.

    De toute façon, il aurait été difficile de faire plus effrayant que les évènements survenus à Londres au cours des derniers jours. Sans qu’aucune explication plausible n’ait pu être avancée, des lignes haute tension avait surgit de nulle part, isolant la ville du monde extérieur. Quelqu’un avait été retrouvé totalement carbonisé. La situation allait de mal en pis, et Robyn ne supportait plus l’inaction. Elle était flic, que diable, elle se devait d’être sur le coup !

    Rafraîchie et - en dépit de sa douche écossaise pour le moins forcée – d’assez bonne humeur, la jeune femme émergea de la douche avec la sensation d’avoir fait peau neuve. Le miroir au dessus du lavabo était embué, et elle le nettoya machinalement d’un revers de main. Le reflet qui apparut, légèrement trouble sur la surface encore humide, lui renvoya l’image d’une jeune femme aux cheveux blonds coupés mi-longs et qui, pour l’heure, lui retombaient autour du visage dans un joyeux fouillis de mèches détrempées.

    Morose, elle détailla les yeux bleus océan, le plus souvent froids comme la glace, les lèvres pleines peu enclines aux sourires, le nez droit, les pommettes hautes et la peau pâle qui, d’aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir, ne lui avait attiré que des ennuis. Trop poupin, son visage l’avait d’abord fait paraître plus jeune qu’elle ne l’était durant son adolescence, puis lui avait attiré le regard incrédule de ses camarades de l’école de police, les blagues scabreuses de ses collègues et un manque total de crédibilité auprès de ses supérieurs.

    Elle avait dû se battre bec et ongle pour gagner un tant soit peu de respect au sein de sa brigade et, si ce n’avait été le véritable don qu’elle avait avec les ordinateurs et ses facultés de réflexion hors du commun, elle aurait probablement été reléguée d’office au rang de secrétaire. C’est pourquoi elle veillait également à entretenir sa forme physique au maximum, histoire de ne pas faire office de « faible femme » en pratiquant un jogging régulier et en fréquentant assidument une salle de sport.

    Le résultat était là : un corps fin et musclé, et une relative bonne entente avec ses collègues de travail, presque les seules personne qu’elle fréquentait à vrai dire. Robyn n’avait jamais été douée dans les relations humaines. Froide et méfiante, elle avait tendance à garder ses distances et à éviter au maximum de parler d’elle-même. Tout ce qui l’importait était de se faire une place dans son métier, et elle était prête à tout pour conserver la crédibilité qu’elle avait, peu à peu, réussi à gagner.

    Elle s’enveloppa dans un épais peignoir et ; se saisissant d’une serviette dont elle se frotta vigoureusement les cheveux, ressorti de la salle de bain. Le fauteuil noir était toujours là, incongru au milieu du salon meublé de bois clair et de formes modernes. A sa vue, Robyn se figea.

    « Cache-toi ! »


    Pourquoi diable conservait-elle cette horreur ? Elle ne le savait même pas. Lorsqu’elle avait découvert que sa grand-mère maternelle le lui avait légué, entre autres choses, elle avait pensé le revendre aussi vite que possible. Mais il était toujours là, semaine après semaine, et elle n’avait même pas ne serait-ce que tenté de trouver un acheteur.

    Soupirant, Robyn reprit son anarchique séchage de cheveux et s’enferma dans sa chambre. Elle ouvrit son armoire, la contempla un instant sans rien voir, puis recula de deux pas pour s’asseoir lourdement au bord du lit.

    Si seulement son père avait survécu à cette nuit là, ils se seraient débarrassés du meuble ensemble et depuis longtemps. Mais par une ironie du sort proprement confondante, toutes les possessions des Hollow étaient revenues aux grands-parents ou proches de la famille et, dans un effet boomerang dont elle se serait se serait bien passé, le fauteuil lui avait échu à la mort de sa grand-mère deux mois plus tôt, tel un sinistre ectoplasme surgit de nul part. Jamais on n’avait pu remettre la main sur les types qui avaient détruit sa famille. Et l’oncle Eddy n’avait jamais reparu. Tous ces gens étaient comme contenus dans le fauteuil. Et pourtant, elle le gardait dans son salon.

    Peut-être parce qu’il était aussi la seule chose qui lui restait de son ancienne maison. Ça et une irrépressible peur du sang, une incapacité chronique à faire preuve de chaleur humaine et de sociabilité, et un insatiable besoin de traquer le criminel en goguette pour lui faire payer tout le mal qu’il aurait pu faire à des gens innocents.

    Elle les trouverait...

    VRRRRRRRIIII…

    Même la sonnerie de cet appart’ était flippante. Maugréant, Robyn s’arracha à ses sombres pensées, rajusta le peignoir qui glissait sur ses épaules et, non sans un regard lourd de reproches adressés au fauteuil, traversa le salon pour aller ouvrir la porte. Un facteur se tenait sur le palier.

    -Euh… commença t-il laborieusement, décontenancé par sa tenue.
    -Oui ?
    -Je euh… j’ai une lettre recommandée pour vous. Si vous voulez bien signer ici… Merci.


    La porte se referma tandis que le malheureux livreur tentait l’ébauche d’un « au revoir et bonne journée » balbutiant. Robyn ne lui accordait déjà plus la moindre attention et le battant lui claqua au nez. La jeune femme décacheta fébrilement
    l’enveloppe marquée du sceau du commissariat et déplia la feuille qui y avait été glissée. L’un de ses rares sourires se peignit sur ses lèvres, illuminant brièvement ses yeux glacés.


    Citation :
    « Salutations,

    Nous avons le plaisir de vous informer par la présente de votre nouvelle affectation au sein de la police londonienne.
    Au vu des récents évènements et de votre demande de rattachement à cette affaire, vous êtes officiellement chargée de l’enquête sur l’isolement de Londres aux côtés de l’officier Léon Thomas Nothomb. Vous êtes priée de gagner le commissariat dans les plus brefs délais pour prendre vos nouvelles fonctions.

    Amicalement,

    Le Commissaire Matchbook »

    -Nothomb, hein… murmura t-elle.

    Alors qu’elle se portait volontaire pour cette mission, la plupart de ses collègues l’avait mise en garde contre cet homme aux instincts solitaires. Robyn n’avait pas peur. Après tout, elle était bien placée pour savoir que les bruits de couloir qui circulaient au commissariat avaient une très nette tendance à l’exagération. Et ce de manière exponentielle. Ce qui n’avait été qu’une petite souris au premier étage avait de forte chance d’être devenu un rat mutant d’un mètre cinquante au garrot une fois parvenu au quatrième. Ce Nothomb ne devait donc pas être si infect que ça. Et quand bien même, elle n’était pas elle-même un modèle de sociabilité, donc il était possible qu’elle s’entende avec lui.

    Impatiente, la jeune femme se précipita dans sa chambre, revêtit une tenue adéquate, s’empara des clés qui traînaient toujours sur la table basse et s’en fut sans accorder un regard au fauteuil noir.
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MessageSujet: Re: Robyn S. Hollow   Jeu 23 Juil - 17:18

    Bienvenue sur High Voltage :D
    Jolie fiche, j'ai aimé la lire, le personnage est bien respecté.

    C'est sans hésitation que je te valide :3

    Bon jeu ;)

_________________
    “The fear of blood tends to create fear for the flesh”
    “You will encounter a wall of darkness, and the
    wrath of the underworld.
    These will help you.”


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